"Mon pays étant un pays désertique, sévèrement impacté par le changement climatique, l’économie bleue s’est imposée à nous", déclare le chef de l'Etat
"Nous sommes conscients du potentiel africain quant à l’économie bleue, mais également de nos vulnérabilités."
C'est ce qu'a déclaré en substance le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, devant ses pairs réunis au sommet de Nairobi, au Kenya.
"Libérer le potentiel d’une économie Bleue régénératrice en Afrique et au-delà exige la mobilisation des moyens financiers adéquats car les capacités de nos États à tirer profit de nos ressources économiques bleues restent insuffisantes", a-t-il estimé.
Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons,
Son Excellence Monsieur William RUTO, Président de la République du kenya
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etats et de Gouvernements,
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies
Mesdames et Messieurs,
Qu’il me soit, tout d’abord, permis de remercier le Président de la République du kenya, S.E.M William Ruto et le peuple frère kenyan pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé depuis notre arrivée dans cette belle ville de Nairobi.
C’est pour moi un réel plaisir de prendre part à ce forum qui s'inscrit dans une démarche de réflexion stratégique, de dialogue et d’échange en vue du développement durable de notre continent à travers le potentiel qu’offre l’économie bleue.
La République de Djibouti souscrit totalement à la Déclaration de Moroni et à la stratégie de coordination en vue d’un mécanisme pour les pays côtiers qui, à eux seuls, englobent près de 13 millions de km2 de territoires océaniques.
Mon pays étant un pays désertique, sévèrement impacté par le changement climatique ces derniers décennies, l’économie bleue s’est, depuis longtemps, naturellement imposée à nous.
C’est pourquoi, le secteur primaire ne représente que 3 % du PIB alors que le secteur tertiaire occupe 87% du PIB grâce aux activités portuaires, maritimes et logistiques.
Notre position géostratégique nous offre, par ailleurs, un atout très important dans le secteur portuaire et le trafic maritime international.
En outre, pour lutter contre le spectre de la soif, le dessalement de l’eau de mer nous a permis de résoudre le problème de l’accès à l’eau potable et Djibouti a réalisé sa première usine de dessalement de l’eau de mer.
C’est pour vous dire que favoriser le développement de l’économie bleue est un impératif pour Djibouti.
Et c’est dans cet esprit que nous avons élaboré une Stratégie Nationale pour l’Économie Bleue au cours de l’année 2023 dont la vision nationale et les principes directeurs guideront l’action du gouvernement, de ses partenaires et de la société civile dans les domaines maritimes et côtiers.
Il en est de même pour la région de l’IGAD qui a élaboré une stratégie quinquennale (2021-2025) ainsi qu’un plan de mise en œuvre pour l’économie bleue, tout deux alignés sur la stratégie pour l’économie bleue en Afrique.
La vision de la stratégie de l’IGAD pour l’économie bleue est une économie inclusive et durable qui pourra contribuer de manière significative à la transformation de la corne de l’Afrique.
Les autres secteurs identifiés, outre les activités portuaires et maritimes, sont la pêche et l’aquaculture, le tourisme et la sécurité maritime. De plus, les technologies de pointe telles que l’énergie renouvelable et les télécommunications à travers les câbles sous-marins, permettent au pays d’accéder à de nouvelles ressources.
Monsieur le Président,
Les océans transcendent les États. Ils nous connectent tous les uns aux autres. Et nous devons exploiter ces liens pour le développement, et pas seulement pour l’enrichissement.
C’est là l’essentiel de ce que signifie développer une économie bleue : créer des partenariats qui nous permettent d’exploiter nos océans pour un changement de paradigme en termes d’action vers le développement durable.
Pour cela, la stratégie de l’économie Bleue doit reposer sur trois principes : Le renforcement de la croissance économique des activités maritimes, traditionnelles et émergentes.
La sauvegarde des ressources naturelles et des services éco systémiques.
La création d’emplois durables et la préservation des moyens de subsistance.
Nous devons veiller à ce que nos océans créent des opportunités pour nos populations. Plus de 80