Éditorial : Le tour de Djibouti

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Même si son visage avenant et son éloquence de bon aloi ont depuis longtemps contribué à le faire connaitre un peu partout sur la scène internationale, la popularité et le capital de sympathie de notre ministre des Affaires étrangères ont connu un bond spectaculaire depuis le débat du 13 décembre 2024 entre les trois candidats d’Afrique de l’Est à la présidence de la Commission de l’Union africaine.

Ce débat, et l’aisance avec laquelle Mahmoud Ali Youssouf s’y est illustré, ont définitivement installé dans les esprits M. MAY comme le successeur naturel de Moussa Faki Mahamat.

Depuis ce débat en effet, la « Mahmoudmania » bat son plein au Kenya, pays d’origine du candidat Ondinga où le dernier tweet du chef de la diplomatie djiboutienne a reçu un accueil particulièrement enthousiaste.

A 59 ans, Mahmoud Ali Youssouf qui est le plus jeune des trois candidats de la région, (Ondinga a 80 ans et le candidat malgache a 74 ans) est aussi le plus expérimenté d’entre eux puisque, depuis deux décennies, il a participé à la résolution de bien de crises et à la construction du multilatéralisme.

Rompu à l’art du compromis, ce fils d’érudit musulman issu de la classe moyenne djiboutienne passe d’une langue à l’autre comme un artisan passerait d’un outil à un autre, avec une aisance déconcertante. Il entend servir la commission de l’UA comme il a servi la diplomatie djiboutienne : avec talent et sérieux.

Le 15 février prochain, les chefs d’Etat africains seront appelés à choisir qui, parmi ces trois hommes, leur semble le mieux indiqué pour devenir le futur président de la commission de l’UA. Ils ne devront pas perdre de vue que Mahmoud Ali Youssouf est, comme l’a souligné un jour un célèbre Djiboutien, un don de Djibouti au continent, notre contribution spéciale au devenir de l’Afrique.